La protection des abeilles devient cause nationale


Rien d’étonnant donc que le « plan national d’action France, terre de pollinisateurs » annoncé mercredi par la ministre de l’Écologie paraisse falot aux yeux des défenseurs de l’environnement. De fait, les pratiques favorables aux abeilles et aux pollinisateurs ne concernera que 20 % du territoire. Ce à quoi a réagi sèchement Delphine Batho, la députée poitevine qui fut elle aussi au ministère : « L’État n’inventerait-il pas ainsi une forme d’apartheid écologique ? Ce n’est pas notre conception de la République, où la loi doit être la même pour tous les territoires et où la biodiversité doit être protégée partout. » L’État, de fait, a choisi la légalité communautaire, mais en s’engageant à en faire bouger les lignes en vue d’étendre l’interdiction à l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes, notamment en saisissant l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments. Même si ce n’est pas gagné. « Il reste à mener la bataille européenne », concédait mercredi le député PS Gérard Bapt, à l’origine, avec Delphine Batho, de l’amendement voté par l’Assemblée. En vain. Source: www.lanouvellerepublique.fr