Ternois : des vétérinaires attaquent l’État en justice pour toucher une partie de leur retraite


Mais qu’est ce qui oppose exactement ces vétérinaires à l’État ? Vers la fin des années 50, le ministère de l’Agriculture a mandaté des vétérinaires à travers toute la France pour mener des campagnes de prophylaxie pour les élevages bovins, afin de détecter des maladies infectieuses chez les animaux. Les praticiens avaient alors le statut de « vétérinaire sanitaire ». Ces campagnes de prophylaxie ont permis d’éradiquer des maladies comme la tuberculose ou la fièvre aphteuse dans le cheptel français. Les bêtes contaminées étaient alors condamnées à l’abattoir. Cette mission pour le ministère de l’Agriculture pouvait représenter jusqu’à la moitié de l’activité de certains vétérinaires ruraux.

Ces praticiens, employés par l’État, estiment qu’ils auraient dû à ce titre toucher une retraite pour ces interventions. Mais il n’en a rien été. Ces pratiques ont duré jusqu’en 1991. À partir de cette date, les vétérinaires mandatés pour les campagnes de prophylaxie recevaient des honoraires de la part de l’État, qui ne donnaient donc pas de droits à la retraite.

Source: www.lavoixdunord.fr