Abattoirs : les syndicats de salariés opposés à la vidéosurveillance


Lors de leur audition par la commission parlementaire d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie, le 26 mai, les représentants syndicaux des salariés d’abattoirs (CGT Fnaf, CFTC, FGTA-FO, CFE-CGC) se sont opposés unanimement à la mise en place d’une vidéosurveillance dans les abattoirs. Protection animale
Lors de leur audition par la commission parlementaire d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie, le 26 mai, les représentants syndicaux des salariés d’abattoirs (CGT Fnaf, CFTC, FGTA-FO, CFE-CGC) se sont opposés unanimement à la mise en place d’une vidéosurveillance dans les abattoirs.
Ils doutent de l’efficacité d’une telle mesure.  » Qui aurait le temps de visionner les journées d’abattage ? « , s’interroge Michel Kerling (FO).  » Quel serait le coût ? « , demande Pascal Eve (FO). Pour la CGT,  » les vidéos n’apporteront rien de plus, si ce n’est du stress aux salariés « .
Concernant la proposition de créer un statut de lanceur d’alerte, les syndicats ont mis en avant la problématique du  » lien de subordination  » et des pressions qui s’exerceraient sur le salarié.
La CGT, FO et CFTC plaident pour des référents  » indépendants « , libres de tout lien de subordination.
Pas de dysfonctionnement majeur, selon l’UE
Un audit de l’autorité européenne en charge du bien-être animal réalisé il y a un an n’avait pas découvert de dysfonctionnement majeur dans les abattoirs français, mais avait souligné une  » faiblesse  » en matière de surveillance de l’étourdissement, a révélé, le 25 mai, Bernard Van Goethem, directeur général à la santé et à la sécurité alimentaire de la Commission européenne, devant la commission parlementaire sur les abattoirs.
 » L’audit réalisé en France en avril 2015 n’a pas révélé de dysfonctionnement majeur concernant l’abattage des animaux de boucherie « , a ainsi déclaré le fonctionnaire européen.
Cependant, l’audit a relevé que  » les services officiels ne vérifiaient pas suffisamment les processus opératoires normalisés des abattoirs notamment en matière de surveillance de l’étourdissement  » des animaux, a-t-il ajouté.
 » Globalement, la situation en France a été jugée satisfaisante pour les animaux de boucherie. Les autorités françaises détectaient les principales non conformités et des mesures adéquates de correction étaient prises « . M.J.Source: www.depecheveterinaire.com